Durant plusieurs épisodes nous vous ferons revivre l'aventure avec textes, photos mais aussi video. ( un film est en montage )
Pour les imptatients , en attendant des récits plus finement détaillés, voici quelques photos et ce résumé proposé par Régis .
Il faut compter 25h de transport entre l’avion et les escales pour les plus chanceux. 1 à 2 escales en gros, la visite du Pérou vu dans haut genre Paris Lima via Iquitos .…composée de 2 équipes, une parisienne, et une lyonnaise. Voici notre expédition aquariophile .
Nous sommes partis de Paris et Lyon pour tous se retrouver à Madrid , de là un avion nous a emmenés à Lima puis un autre avion pour Iquitos. A Iquitos Nous attendait notre Bateau le selva viva avec Serge, Olivier et Charline.
Remonter le rio Napo avec un de ses caboteurs amazoniens est le rêve de tout aquariophile qui sillonne le Loreto. Après un long voyage en avion nous démarrons notre aventure en plein cœur de l’Amazonie. Iquitos qui soit dit en passant est la capitale du Loreto dans la province Maynas est à une altitude de 106 m établie entre les rios amazone, Nanay, et attaya. Accessible seulement par voie fluviale, ou aérienne.
Le climat équatorial se caractérise par un temps constamment humide et chaud. La motocar ici fait office de taxi et il est si peu cher ( moins de 3€ la course ) qu’il n’est pas envisageable de revenir du marché de Belém sans prendre ce dernier.
Un petit clin d’œil dans le quartier le plus populaire de la ville, en contrebas, dans la zone d’estran de l’amazone, une partie de l’année la majeur partie est envahie par la montée des eaux salvatrisses, il faut alors se déplacer en barque, ou sur des planches entre les maisons construites sur pilotis, mais à cette époque, l’eau ne fait que remonter depuis quelques jours, et pourra avoir un delta de plusieurs mètres.
Entrons dans le marché riche en odeurs et en couleurs. On trouve de tout et de l’inattendu, des œufs, des tortues dépecées, du jacaré, ou des petits caïmans, l’odeur est à la hauteur de la température locale, sans oublier une dégustation de ses gros vers de coco. Des tonnes de poissons qui fermentent au soleil sans oublier ses plécos ouverts vivants les œufs dehors, quel supplice !!!
Le niveau d’hygiène est bafoué par des détritus jonchant le sol çà et là. Ha !!! Une visite s’impose...
De tous mes voyages. Seul l’Inde coiffe ce marché sur le poteau. Enfin terminons cette visite par le quartier des « sorcières »qui vendent des plantes médicinales venues tout droit de la selva en fioles ou en potion, pour tout ou pour n’importe quoi concoctées avec des ingrédients parfois douteux. Mais retour au port pour embarquement immédiat.
C'est du bateau que nous découvrons parmi les barges géantes de l’amazone, dont l’une devant le bateau contient un stock de bières et gardée par des hommes, arme à portée de main, il faut dire que la barge est importante.
Le selva viva, 2 ponts construits à Iquitos, est un bateau traditionnel de type brésilien, 22m largeur 5.5m pour un tirant d’eau d’1.5m, cela ne lui permet pas de rentrer dans les varzeas en période de basses eaux. Son capitaine Herman est d’une compétence remarquable avec une connaissance toute particulière pour ce rio puisqu’il y en est natif et connait les moindres recoins.
Traditionnellement construit en bois avec ses coursives sur trois niveaux, il offre 4 cabines doubles traversantes avec sanitaires communs, un salon - salle à manger et un Sun Deck panoramique et ombragé, qui sera ma chambre à coucher, j’ai mon hamac, avec Christophe 1 et Christophe 2 notre néophyte en amazonie, mais voulant goûter aux joies de dormir à la belle Etoile. Bienvenue sur le pont spar derck !!!
Panneaux solaires, osmoseur, sondeur, radio, GPS composent une part d’un équipement moderne, sûr, respectueux de l’environnement et parfaitement maîtrisé par l’équipage
Désembossage et appareillage et nous quittons le port. Sur le pont- terrasse où sont installés quelques hamacs. Quelques heures plus loin le selva se poste sur le Nanay, ou nous faisons escale à hauteur de santa Clara. Malheureusement l’eau remonte depuis quelques jours et est du coup trop chargée de sédiments.nous faisons un feu de camp pour éloigner les moustiques, un sándwich et une bière
Nous reprenons notre route direction le rio napo Arrêt en fin d’après-midi sur le rio Sucuzari. Un groupe canne à pêche, l’autre épuisette à la main. Le second ramène quelques Myleus schomburgki, Amblydoras hancockui, Triportheus angulatus (poisson hachette géant), Triportheus elongatus (poisson hachette allongé) et Aguarunichtys sp (bolt cat).
Après maintenant plusieurs jours de navigation et slalomant entre les bancs de sables dans les igarapés et le cours principal du rio, il nous faut retrouver notre chemin aidé du sondeur qui nous évite de nous échouer dans notre recherche du graal.
Après une petite halte à Mazan, nous partons faire une petite pêche sur la quebrada Mesonauta Cayapoza. Entre autres, les espèces suivantes y sont présentes : Leporinus fasciatus, Festivus, Pterophyllum scalare, Rhabdolichops sp. Brochis splendens ainsi qu’une belle raie juvénile nommée Potamotrygon Castexi.
Il y a également assez de poissons pour faire une petite soupe à la Régis adaptée aux aliments d’Amazonie. Le chef emploie ses compagnons de voyage pour faire le sale boulot (lavage et découpage) et montre ensuite au Chef Roberto comment faire une soupe « à la Francesca ».
Loin de se limiter au simple plaisir de se retrouver à bord d’une chaleureuse embarcation, notre expédition s’intérêsse avant tout à ce qui se trouve sous l’eau et sur les rives :
Sur la quebrada Union des Carachamas, Achirus, Ambidoras et Loricaridés sont pêchés au filet ainsi qu’une belle raie qui le lendemain nous fera un beau mort-né. Elle décèdera d’ailleurs elle aussi quelques heures plus tard car elle s'est inoculée son propre venin…
Tant à la ligne qu’au filet, la pêche est bonne : un Carnero, des Piranhas rouges et un argenté; du côté des poissons ornementaux, nous avons des Hemigrammus, Astyanax sp, d’autres Achirus achirus.
Ce jour-là, Régis a quelques difficultés à se dépatouiller de la boue et Christophe le barbu est quant à lui brutalisé par une branche, son orteil s’en souviendra et ce n’est que le début de ses mésaventures !
Nous arrivons au point le plus haut de notre aventure, le bateau ne peut remonter plus loin, dommage il ne restait que quelques 200 kms avant la frontière Equatorienne.
Le quotidien des habitants qu’ils soient ruraux ou citadins, constitue le patrimoine naturel, historique ou architectural, la faune et flore environnantes.
Toutefois les cochas sont riches en variétés : Apistogrammas, Corydoras leucomelas, Brochis spendens, Characidés Bolkhia Fredcochui, Shuyos, Myleus entre autres…
Le soir une petite fête s’organise autour de la remise du filet pour l’Arapaima. Les discours de remerciements sont de mise, le taux d’hébriété est élevé !
L’idée est de découvrir les quebradas et cochas de ce village Huitoto, Fortaleza. Ever Luque et ses frères seront les guides pêcheurs. Les habitants pensent qu’il y a des Discus mais en fait confondent avec le Heros Severum. Dommage…
Serge le commissaire du bord suivi par nos baroudeurs sont invités à un verre de bienvenue le massato ( boisson à base de manioc préparé par mastication ; la chicha peut alors contenir une certaine quantité de salive. Parfois on crache directement dans la cuve de macération ( la salive permet de provoquer ou d'accélérer la saccharification ) . Nous trempons du bout des lèvres par politesse, Patrick demande ce que sait mais devant la tête de nos hôtes Serge lui dit de boire de bon cœur « on t’expliquera plus tard » !!!. Puis il a compris...
Toujours pas de Discus, mais une belle pêche le matin et une belle démonstration de la communauté pour la capture de leurs Arapaimas.
Nous avons fait notre BA en fournissant un filet de pêche .
Dans une quebradas du rio Tamboryacu, sur les traces du fameux Apistogramma de Philipe. L’eau est claire, couleur thé car chargée en humus, dommage…ce jour-là la quebrada est peu habitée par nos amis les poissons, mais on y a quand même trouvé un beau Corydoras rabauti.
En chemin nous aurons eu quand même la chance de voir un paresseux à 3 griffes faire une traversée à la nage, que nous avons aidé et déposé sur la berge en face.
A Fortaleza on nous a dit qu’il y avait des Discus dans les quebradas du village d’Argelia. Avec 3 peke-peke ( barques traditionnelles en bois ) , nous partons explorer la zone …
Nouvelle déception car pas de Discus, toutefois elle est bien compensée par la beauté de ce paysage où les arbres aux milliers de racines, les Renacos, peuplent les bords de rivière.
Les Fasacos, Shuyos, néons font également partie du décor, tout comme les arbres en travers que d’ailleurs Christophe le barbu ne manque pas de se prendre en pleine tronche en raison d’un assoupissement mal placé!
Avec l’autorisation de l’autorité du village nous partons faire quelques coups de filet dans leur cocha (étang) : Scalare, Paracherirodon innesi, Aequidens et Shiruys tombent dans le piège.
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Le soir nous célébrons l’anniversaire de notre ravissante accompagnatrice Charline. Elle est mignonne cette petite, elle a bien droit à un saucisson rien que pour elle !
Puis notre bateau reprend sa descente sur la route d’Orellana . A l’arrivée sur la grande place, une stèle a sa mémoire, et n’oublions pas que c’est lui qui donna le nom de l’amazone à ce rio majestueux . La visite de San Francisco de Orellana, petite village fondé par un espagnol venu d’Équateur pour découvrir l’Amazonie Péruvienne, se termine par un match de volley avec les jeunes habitants. Les « gringos » animent la partie !
A partir de là notre version aquariophile se transforme en croisière touristique ; Appréciant l’authenticité du vécu, nous débarquons spontanément sur des berges érodées par le courant, pénétrons le cœur battant des régions traversées et devenons le joyeux événement d’un village isolé.
Le matin nous nous arrêtons à la distillerie de canne à sucre du « Polako ». Il utilise les machines que ses grands-parents espagnols avaient il y a 140 ans lorsqu’ils s’installèrent au Pérou. Nous avons gouté, et de mon avis je changerai de matériel car l’alcool sortant de son alambic serait juste bon pour un réchaud à alcool. Enfin il a des clients!!!!
L’après-midi nous visitons l’île aux singes où se trouve une auberge refuge qui travaille avec 7 espèces (le Huapo coloré, Huapo noir, singe lion, singe hurleur, singe araignée, le choro) sur 28 existantes au Pérou afin de repeupler la forêt amazonienne. Ce soir-là est étoilé et au loin j’aperçois les lueurs d’Iquitos.au petit matin nous reprenons notre route
C’est le dernier jour, nous passons par l’île aux serpents avant de rentrer sur Iquitos. Déjà la nostalgie nous envahit et on se prends à penser au prochain voyage ... !
Alors si vous aussi vous aimeriez bien nous rejoindre c'est une bonne occasion de vous inscrire pour le prochain voyage ( vraissemblablement en septembre 2013 ) , qui sera riche d’aventure et pleins de rebondissements car les prochaines expéditions benéficieront de l'expérience des précedentes et n'en seront que plus abouties.
Vous aimez les grands espaces, partager, rencontrer, observer, goûter le massato avec Patrick, il est généreux , il vous en laissera j’en suis sûr :-)
L’Amazonie, étourdie par une litanie de chiffres tellement déraisonnables ne réussissant pourtant pas à rendre compte de la puissance de notre géant. 850 millions de m3 de limon arrachés, dans les Andes, mais aussi au plateau central brésilien, également aux massifs guyanais. Cela représente tout de même 20% des eaux fluviales de la planète. son débit est tel, qu’il ne mettrait que 10 minutes pour remplir le lac Titicaca … je le fréquente depuis plusieurs années et quand une averse tropicale s’annonce il vaut mieux se mettre a l’abri.
A plus...
Aquariophilement Eidge 54
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*Amazonie 2015 c'est un programme d'expéditions aquariophiles à dimension solidaire qui permet à de petits groupes d'aquariophiles de découvrir l'amazonie en toute sécurité avec des accompagnateurs aguéris de latitud sur et des guides aquariophiles délégués par aquariomania qui vous encadrent et vous conseillent ( une occasion unique de vivre des moments forts à ne pas manquer dans une vie d'aquariophile )






le CLAM ( Club Languedocien d'Aquariophilie Marine )


Amazonie 2015 : Retour sur la première expedition : Remontée du Rio Napo et découverte de ses poissons endémiques


































