C’est dans la phase d’excavation du relief du bassin que sont malheureusement commises le plus d’erreurs. Il est tout aussi absurde de pratiquer d’étroites terrasses semblables à des marches qu’un trou profond accompagné de rives à pic.
Près de 70% des plantes aquatiques poussent dans une eau d’une profondeur de 0 à 30 cm. Les plus beau bassins sont ceux qui présentent des zones de plantations indépendantes selon les profondeurs.
Ces zones sont certes reliées sous l’eau, mais sont séparées les une des autres par de petites digues. En réalisant ces dernières de différentes largeurs, on peut facilement obtenir une petite île au milieu du bassin. Il est inutile d’utiliser un excavateur pour obtenir le relief de votre bassin ; le travail peut très bien se faire à la main.
On commence par l’excavation de la partie marécageuse, partie la plus plate et la plus étendue du bassin. Après avoir soigneusement enlevé la bordure d’herbe, on creuse cette surface à une profondeur de 10 à 20 cm. La prochaine zone de plantation peut avoir une profondeur de 20 à 30 cm, étant entendu qu’elle doit être séparée de la précédente par une digue. La prochaine zone a une profondeur de 40 à 50 cm tandis que la zone profonde atteint 80 à100 cm.
La taille des différentes zones dépend de la surface disponible. Si l’on souhaite que des nénuphars soient l’élément central du bassin, il faut tenir compte du fait que la zone profonde doit être du côté du spectateur, puisque ces plantes ne poussent qu’en eau profondes. Si d’autres zones de plantation se trouvent à l’avant plan , de grandes plantes aquatiques ou de marécages cachent la vue sur les nénuphars.
Il est déterminant que les différents niveaux soient reliés par des pentes douces et ne soient pas agencés en terrasses.