Par contre, si vous destinez ce blower à l’injection d’air via un diffuseur situé au fond du bassin, il vous faudra privilégier la puissance de pression de ce blower car la profondeur du bassin et le poids de son eau vont occasionner une perte de charge importante. Par exemple : si votre diffuseur est situé à 2 mètres de profondeur, il devra délivrer au moins 5000 litres / heure d’air pour être efficace. Vous aurez besoin pour cela d’acheter un blower lui fournissant 120 litres/minute (soit 7200 litres/heure à un mètre de profondeur) mais dont la courbe de performance indique qu’à deux mètres de profondeur il délivre encore 84 litres/minute, soit 5040 litres/heure.
Sinon, au lieu d’avoir un joli faisceau de bulles, vous risquez d’avoir un maigre filet d’air montant péniblement à la surface. L’hiver, cette aération par le fond peut être arrêtée pour ne pas perturber les couches basses d’eau plus tièdes et l’on peut se servir du blower pour alimenter quelques pierres bulleuses placées en surface qui éviteront au plan d’eau de geler complètement
Quelques dernières suggestions à propos des pompes à air : elles doivent être installées dans un endroit abrité, sec. Evitez de les placer dans un endroit où l’hygrométrie est importante car l’air aspiré et injecté par la pompe, s’il est humide, apportera une moins bonne saturation en oxygène à l’eau du bassin.
Ces pompes doivent être équipées d’un clapet anti-retour si vous les positionnez à un endroit plus bas que le niveau d’eau de votre bassin. Ceci afin d’éviter qu’en cas de panne d’électricité, l’effet « siphon » ne fasse remonter l’eau dans le corps de la pompe, ce qui lui serait fort préjudiciable !
Cela occasionne une perte de pression importante. Une bonne solution consiste à installer au départ de la pompe un réseau en tubes PVC diamètre 20 mm, sur lequel on vissera des petits robinets aux emplacements où l’on désire brancher un Attention au bruit de ronronnement avec certains modèles de pompes bon marché.
La plupart de ces pompes fonctionnent par compression de l’air via un système de diaphragmes vibrants. Ces diaphragmes ne sont pas éternels et il faut les changer dès que l’on remarque un affaiblissement du débit. Les diaphragmes ne sont pas bon marché, il peut donc s’avérer plus avantageux à long terme d’acquérir une pompe fonctionnant par compression de l’air à l’aide de pistons, plus chère à l’achat compression de l’air à l’aide de pistons, plus chère à l’achat mais plus robuste (les pompes japonaises Medo, de chez Nitto Kohki, par exemple).
Et si la panne survient pendant une période de canicule et que vous avez un stock de poissons important, vos grosses Koï de plus de 60 cm seront en danger potentiel d’asphyxie. D’autre part, une pompe à air de réserve vous sera indispensable lorsque vous aurez besoin d’effectuer des traitements médicamenteux dans votre bassin, traitements qui, la plupart du temps, nécessitent un supplément d’aération important.
Un dernier mot enfin sur les pierres bulleuses qui se présentent sous différentes formes, tailles et qualités. Il en existe des rondes, des cylindriques, des plates, en fonction de l’emplacement où l’on veut les positionner.
Les meilleures sont celles qui produisent les plus petites bulles. En effet, plus petite est la bulle, meilleur est l’échange gazeux. Les pierres en céramique produisant des bulles de 100 à 400 microns sont la qualité optimale. Les pierres circulaires plates ont l’avantage d’éviter le regroupement et la fusion des bulles montant à la surface et contribuent à former ainsi un faisceau gazeux régulier.
En règle générale, il est préconisé que la quantité d’air injectée dans le bassin soit grosso modo d’environ 40 litres/minute par 5000 litres d’eau (bassin et filtres compris). Ceci, juste histoire d’avoir une idée approximative, l’apport complémentaire amené par cascade, fontainerie ou venturi
n’étant pas pris en compte dans cet exemple. Si vous souhaitez des renseignements plus précis et plus scientifiques, il y a un article extrêmement pointu sur ce sujet par Jaspen Kuijper dans le magazine anglais « Nishikigoi International » .
C’est tout plein de beaux graphiques, tableaux, chiffres, formules. En conclusion…allez, ne manquez pas d’air ! Installez un bon système d’aération. Pour vos Koï, là où il y a de l’oxygène il y a du plaisir ! Personnellement j’ai remarqué une chose…depuis que j’aère intensivement mon bassin, mes Koï ont beaucoup plus d’appétit. Comme quoi…le grand air, ça creuse !
Texte et photos : Jacky Larriviere pour le FCKC






le CLAM ( Club Languedocien d'Aquariophilie Marine )


L'oxygénation (2nd partie) , un sujet sous-estimé quand on parle de bassins à Koï...







