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durée de la video 16 mn

les caméras d'aquariotv se sont déplacées au congrès annuel de la CIL ( communauté Internationale des labyrinthides ) où ce reportage vous fait rentrer au coeur de la selection des plus beaux bettas de concours.
 
les représentants de la CIL vous commentent les coulisses du concours et les travaux de juges. une video à découvrir qui intéressera tous ceux qui ont l'ambition de présenter un jour leurs plus beaux specimens. Vous rentrerez au coeur des coulisses du travail de cotation des juges. un document rare ...
 

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La reprise d'activité des Kois au printemps



La reprise d'activité des Kois au printemps
Après avoir passé la saison d'hiver en état de repos métabolique, les Koïs sortent progressivement de leur état de léthargie. Ils doivent réactiver ou intensifier certaines de leurs fonctions physiologiques, reconstituer les réserves mobilisées pendant leur jeûne, et pour les adultes se préparer à la période de reproduction.
Au printemps, c'est toute la flore et la faune qui reprennent vie, et les aléas climatiques propres à cette saison rendent l'équilibre du bassin fragile. Il est donc important de prendre quelques précautions ...

1. Surveillance de la qualité de l'eau :
La dégradation de la qualité physicochimique de l'eau du bassin est la première cause de baisse de l'état de santé des poissons. Plusieurs paramètres sont à contrôler et corriger :

Ammoniaque et nitrites :
Dès que le risque de gel est écarté, il faut rapidement remettre en route le système de filtration et vérifier que tous les équipements électriques et les tuyauteries n'ont pas été endommagés.
La population des bactéries de la nitrification de votre filtre biologique (celles responsables de l'épuration de l'eau) va devoir rapidement se reconstituer pour faire face à l'apport important l'ammoniaque issue de la dégradation de la matière organique. Il est donc recommandé de retirer au maximum la matière organique accumulée pendant l'hiver (feuilles, fèces, vase...) et d'alimenter vos poissons de manière progressive avec un aliment très digestible distribué en quantité modérée. Pour accélérer cette phase, il est possible de réensemencer le filtre biologique avec des bactéries sporulées vendues dans le commerce. Sachant qu'en phase de démarrage le filtre biologique n'est pas pleinement opérationnel, il est fréquent de voir surgir des concentrations en ammoniaque et en nitrites trop élevées. Ces molécules sont très toxiques pour les poissons : problèmes respiratoires, perte d'appétit et elles peuvent induire la mort des plus faibles. Il est fortement recommandé de mesurer la teneur de l'eau de ces deux composés, 2 à 3 fois par semaine durant le mois suivant le redémarrage du filtre. En cas de dépassement du seuil critique (0,1 mg / L), il est urgent de dépolluer l'eau par dilution (renouvellement de l'eau du bassin) et éventuellement par adsorption (ajout de zéolite dans le filtre).

Dureté et pH de l'eau :
L'apport parfois important d'eau très douce dans le bassin par les précipitations hivernales est à l'origine d'une diminution de la dureté de l'eau. La conséquence est une baisse du pouvoir tampon, censé assurer la stabilité du pH de l'eau. Le pH risque dans ce cas de varier rapidement au cours de la journée, du fait de la multiplication des algues et des plantes (production d'acide carbonique). Les changements journaliers rapides de pH sont néfastes pour les poissons et provoquent chez eux un stress dit « homéostasique ». Pour éviter ce phénomène, le KH (indicateur du pouvoir tampon) doit être maintenu dans une zone entre 6 et 10° allemands. S'il est trop faible, il faudra ajouter sur plusieurs jours de la poudre de calcaire dans le bassin pour le corriger. Quand le pouvoir tampon de l'eau est rétabli, le pH doit rester, pour le bien-être des Koïs, entre 7 à 8,5 (neutre à légèrement alcalin).

La reprise d'activité des Kois au printemps
2. Reprise de l'alimentation :
Tout au long de l'hiver, les Koïs ne se sont pas alimentés (ou ont ingéré sporadiquement de très petites quantités). Au cours de ce jeûne, ils ont mobilisé une bonne partie de leurs réserves énergétiques (protidiques dans un premier temps puis lipidiques ensuite). A la sortie de l'hiver ils doivent donc compenser ces pertes et faire face à l'augmentation de leurs besoins énergétiques.
Les poissons étant des animaux à sang froid, leur métabolisme, notamment la digestion, est directement lié à la température de leur environnement. Dès que celle-ci dépasse 10-12°C, les Koïs peuvent alors être de nouveau nourris. Les quantités et la fréquence de distribution des aliments doivent suivre progressivement l'augmentation de la température (d'abord tous les deux jours, puis quotidiennement, puis plusieurs fois par jour en fin de saison). On va chercher à utiliser un aliment dit « de printemps », très énergétique et facilement assimilable : La quantité de protéines (principale source d'énergie chez les poissons) doit être d'au moins 32 à 35% ; La quantité de lipides reconstitution des réserves graisseuses, très digestes à faible température), d'au moins 8 %, et riche en acides gras essentiels (1% acide linoléique, 1% acide linolénique) ; Naturellement riche en vitamines ou enrichi manuellement avec un complément.
Attention : il est déconseillé de distribuer les restes d'automne (ou tout aliment ouvert depuis plus de 2 mois). Ces aliments, même gardés dans de bonnes conditions, sont une fois entamés, sujets au rancissement et aux moisissures : perte d'appétence, détérioration nutritive, pertes en vitamines, toxines d'origine fongique ...

3. Surveillance de l'état de santé des poissons :
Les réponses immunitaires des Koïs sont très réduites à basse température et ne commencent à être significatives qu'au-dessus de 12 °C. Or à ces températures, certains parasites commencent déjà à se multiplier. Par exemple, une température de l'eau de 10 °C déclenche l'éclosion des larves métanauplii d'argules (poux de la carpe) ayant passé l'hiver en diapose. Ce déséquilibre entre défense et agression rend majeur le risque de maladie. C'est pourquoi il est important d'observer attentivement le comportement de vos Koïs pour déceler tout signe précurseur de maladie : baisse d'appétit, poisson à l'écart du groupe, poissons qui se frottent sur le fond de votre bassin...
Malheureusement, l'observation à distance est souvent insuffisante : quelques spécimens devront être capturés à l'épuisette pour être examinés plus minutieusement (face ventrale, état des branchies, bouche ...). Si le moindre problème est révélé (hyperproduction de mucus, branchies pâles, lésions cutanées, rougeurs ...), il faudra réaliser des examens plus poussés (raclages de peau ou de branchies) pour mettre en évidence la présence d'ectoparasites et traiter en conséquence.

Conclusion :
Le printemps est la saison idéale pour introduire de nouveaux poissons. Il est toutefois recommandé de laisser à vos Koïs, le temps de reprendre toutes leurs forces et au bassin de retrouver son équilibre. A ce moment - là, il ne faudra pas hésiter à faire subir aux nouveaux pensionnaires une quarantaine stricte avant de les mettre en contact avec vos poissons.

Article de E.Leguay & E.Meunier


Jeudi 5 Mai 2011 - 07:47
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Article de E.Leguay & E.Meunier

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