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durée de la video 16 mn

les caméras d'aquariotv se sont déplacées au congrès annuel de la CIL ( communauté Internationale des labyrinthides ) où ce reportage vous fait rentrer au coeur de la selection des plus beaux bettas de concours.
 
les représentants de la CIL vous commentent les coulisses du concours et les travaux de juges. une video à découvrir qui intéressera tous ceux qui ont l'ambition de présenter un jour leurs plus beaux specimens. Vous rentrerez au coeur des coulisses du travail de cotation des juges. un document rare ...
 

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Les changements d'eau



Les changements d'eau
Par une chaude journée d’été, votre bassin a perdu 10 % d’eau par évaporation. Le soir, vous le remplissez pour rétablir le volume correct. C’est très bien et nécessaire. Mais peut-on considérer ça comme un changement d’eau ?

Non, ceci est juste une remise à niveau. En effet, lors du phénomène d’évaporation, les molécules d’eau s’échappent sous forme de vapeur mais les nutriments et autres substances en suspension restent dans le bassin. Si l’on pratiquait uniquement cette forme de renouvellement d’eau, la concentration en matières organiques dissoutes deviendrait progressivement plus dense et pourrait, à plus ou moins longue échéance, conduire à une espèce d’eutrophisation de l’eau.

Par contre, lorsqu’on évacue une partie de l’eau, soit par trop-plein, soit par vidange, on évacue en même temps une partie de ces éléments et on déconcentrera le reste par dilution avec le nouvel apport d’eau.

Nombre d’experts s’accordent à penser qu’un changement d’eau régulier, à raison de 15 % du volume du bassin par semaine, est nécessaire. C’est ce qu’on peut le plus souvent lire dans les ouvrages spécialisés.


Les changements d'eau
Cependant, les avis divergent parfois dès que l’on parle technique dans notre petit monde du bassin à Koï. Certains pensent que des changements d’eau aussi fréquents ne sont pas bons pour l’équilibre des paramètres de l’eau du bassin et que c’est un gros gaspillage inutile de temps et d’argent. Alors, qui détient la vérité ? Peut être ont-ils tous en partie raison ! A mon humble avis, tout dépend des caractéristiques des bassins concernés.

Plusieurs facteurs sont peut-être à prendre en considération. Si l’on possède un plan d’eau important avec un stock modéré de Koï, les changements d’eau ne seront pas aussi impératifs que si notre bassin est petit et surpeuplé en poissons. La quantité de nourriture que l’on décide de distribuer selon les saisons a aussi son importance quant au pourcentage d’eau à changer. La qualité de la filtration existante joue également un rôle non négligeable. Si vous avez un filtre efficace vous procurant une eau limpide, sans odeurs, avec un taux zéro de nitrite & ammoniaque et moins de 40 mg/l de nitrates, vous pourrez vous permettre de diminuer les fréquences et les quantités d’eau à changer.

Par contre, des changements d’eau fréquents et réguliers sont absolument impératifs à la suite de soins des poissons par traitements chimiques, afin d’évacuer les résidus toxiques lorsque le produit n’est plus actif. Ceci vaut également en cas de montée accidentelle du taux de nitrites ou d’ammoniaque.

Rappelons que dans tous les cas, il vaut mieux effectuer des petits changements courts mais fréquents plutôt que des gros volumes épisodiquement et massivement. Ceci paraît évident mais mérite néanmoins d’être précisé.

Les changements d'eau
Pour les apports d’eau, une bonne façon de procéder est d’utiliser un débitmètre. Cet appareil est à installer en sortie du robinet et on pourra le régler de manière à incorporer en très petite quantité mais en permanence de l’eau neuve dans le bassin, un trop-plein évacuant l’eau en excès.

Dans ce cas, il faudra veiller à ce que l’arrivée d’eau soit située à l’opposé de l’endroit où se trouve le trop-plein, idéalement dans la dernière cuve de filtration, de manière à bien brasser l’eau nouvelle avec l’ancienne. Ceci évitera que cet apport d’eau parte prématurément dans le trop-plein. Cette méthode permet, par son aspect progressif, de ne pas perturber les paramètres de l’eau du bassin, ni sa température.


Les changements d'eau
Personnellement, je possède une filtration en mode gravitaire, ainsi qu’un beadfilter. Le fait de vidanger régulièrement la première cuve de filtration mécanique vortex et d’effectuer les backwash du filtre à billes me permet, après la remise à niveau du bassin, d’assurer régulièrement un changement d’eau qui me semble suffisant (soit pour mon bassin de 30 m3, en fonction de la nourriture distribuée, un à deux nettoyages par semaine en été, ce qui nécessite un rajout hebdomadaire d’eau neuve de 2 à 3 m3.

En hiver, je limite cette opération à une ou deux fois par mois). L’eau du réseau est, suivant les saisons et les régions, plus ou moins chargée en chlore et chloramine. Les perfectionnistes jugeront prudent d’utiliser un purificateur d’eau, branché à la sortie du robinet, qui enlèvera le chlore présent dans l’eau avant qu’elle se déverse dans le bassin. Si on décide d’en incorporer un à son système il faudra veiller à ce qu’il possède un débit suffisant pour réalimenter le bassin assez rapidement. Le meilleur modèle de purificateur est le « Spark-L-Pure », commercialisé par la firme américaine « General Ecology ».


Ce système pour l’eau potable est couramment utilisé aux Etats-Unis dans des applications domestiques, industrielles, commerciales et aquatiques. Il est composé d’un module de 7 cartouches permettant un débit de passage de 120 litres par minute. Cette cartouche est à changer après 140 000 litres d’eau traitée.

Il procure une grande capacité de microfiltration, d’absorption moléculaire à large spectre et de séparation électrochimique (forces électro-attractives négatives et positives). Ceci lui permet de supprimer le chlore, la chloramine ainsi que les métaux lourds et autres résidus de contaminants chimiques (pesticides, herbicides) pouvant encore être présents dans l’eau.

De par leur microstructure unique, ces cartouches ne présentent pas de risques de colonisation par des bactéries pathogènes comme cela peut parfois arriver dans certains filtres à charbon. Sinon, pour neutraliser le chlore, une autre alternative toute simple est de verser dans le bassin, pendant les changements d’eau, des produits conditionneurs d’eau que l’on peut trouver dans la gamme des produits « Tetra », « Aquaticscience », « Pondcare », pour n’en citer que quelques-uns.Un autre aspect bénéfique des changements d’eau reste à préciser : n’oublions pas qu’avec le temps, les éléments minéraux de l’eau d’un bassin ont tendance à décroître.

L’apport périodique d’eau nouvelle aidera donc à sa reminéralisation. A ce sujet, attention aux eaux de pluie qui, lorsqu’elles tombent en abondance, ont tendance à acidifier l’eau du bassin. Ne comptez pas sur cet apport d’eau pour considérer que c’est un changement d’eau bénéfique car les minéraux en sont absents.


Pour régénérer l’eau du bassin, on peut également effectuer un apport en minéraux en y incorporant de la montmorillonite, de la marque « Refresh » par exemple. C’est une poudre d’argile très fine provenant de la région de Yasawagi, préfecture d’Akita, au Japon. Elle contient de nombreux minéraux que l’on trouve en abondance dans ces mud ponds naturels, tels que silice, magnésium, fer, calcium.

Dans les eaux à tendance acide, la montmorillonite contribuera à améliorer sensiblement le pouvoir tampon. L’eau sera troublée pendant une journée mais, les propriétés colloïdales des molécules d’argile liant les particules en suspension dans l’eau, celle-ci deviendra d’une belle limpidité le lendemain du traitement. De plus, la montmorillonite est réputée pour améliorer la qualité du lustre et des couleurs des Koï, et même pour augmenter leur appétit.

Au prix que l’on paye actuellement l’eau du réseau, si vous avez la chance de pouvoir capter une eau de source, vous avez la solution idéale pour vos renouvellements d’eau. Attention néanmoins à ce que cette eau ne soit pas trop froide car les brusques variations de température sont un facteur de stress pour les Koï. Quant à ceux qui souhaitent utiliser des eaux provenant d’un forage de nappe phréatique, il est conseillé de les faire analyser auparavant. Ces nappes peuvent, selon les régions, être très chargées en nitrates et autres substances indésirables apportées par l’environnement immédiat.

Les eaux provenant d’un puits devront également faire l’objet d’une analyse. Par ailleurs, outre le fait qu’elles sont souvent assez froides, elles ont l’inconvénient, l’eau étant stagnante, de posséder un taux d’oxygène extrêmement bas. L’attitude des Koï pendant les renouvellements d’eau peut être une indication ; s’ils ont un comportement nerveux et inhabituel, il se peut que certains paramètres de cette eau neuve ne leur conviennent guère ou perturbent l’équilibre du bassin. Car en règle générale, les Koï aiment bien se rassembler près de l’écoulement d’eau neuve et venir nager dans le flux du remplissage. Pour conclure, tout comme nous ouvrons de temps à autre les fenêtres de notre maison pour aérer, nos renouvellements partiels d’eau font partie de la maintenance du bassin. Il reste à trouver le juste équilibre des fréquences et quantités, elles seront à déterminer en fonction de la conception et des particularités de notre système de bassin.

Texte & photos : Jacky Larriviere pour France Carpes Koï Club
Les changements d'eau


Vendredi 28 Octobre 2011 - 11:33
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Alain Feyt

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