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durée de la video 16 mn

les caméras d'aquariotv se sont déplacées au congrès annuel de la CIL ( communauté Internationale des labyrinthides ) où ce reportage vous fait rentrer au coeur de la selection des plus beaux bettas de concours.
 
les représentants de la CIL vous commentent les coulisses du concours et les travaux de juges. une video à découvrir qui intéressera tous ceux qui ont l'ambition de présenter un jour leurs plus beaux specimens. Vous rentrerez au coeur des coulisses du travail de cotation des juges. un document rare ...
 

en savoir plus sur les labyrinthides





Voici maintenant six mois que nous sommes revenus et mon esprit vagabonde toujours là-bas. Là-bas c'est Iquitos au cœur de l'Amazonie péruvienne. (récit par Philippe Gras : part 2/3)



Voici maintenant six mois que nous sommes revenus et mon esprit vagabonde toujours là-bas. Là-bas c'est Iquitos au cœur de l'Amazonie péruvienne. (récit par Philippe Gras : part 2/3)
Troisième jour sur l'Amazone
Les renseignements de Serge étaient bons. Depuis l'endroit où nous avons passé la nuit une simple paire de jumelles nous permet d'apercevoir la flottille qui effectue un blocus. des câbles ont été tendus à la jonction des rio Maranon et rio Tigre. Plus personne ne monte ni ne descend le fleuve. Tandis que le barrage se met en place , une délégation se rend à Iquitos afin d'entreprendre des négociations pour obtenir réparation des dégâts subis suite à la pollution pétrolière.

Nous tenons toutes ces informations de Serge. Les relations étroites qu'il entretient avec les communautés lui ont permis d'être informé de ce mouvement surprise. Et nul ne sait combien de temps il peur durer.

Décision est prise alors de redescendre plus tôt que prévu le rio Maranon pour atteindre le rio Napo en aval d'Iquitos.
En milieu de matinée nous faisons halte près d'un village à l'embouchure d'une "quebrada"et nous sollicitons l'assistance d'un guide pour nous accompagner dans l'exploration de cette petite rivière.

voir part N°1 de l'article

voir l'article sur les expeditions aquariophiles

Nous embarquons sur le bateau auxiliaire mais au bout de dix minutes de trajet il faut se rendre à l'évidence. Le faible niveau des eaux et la présence de trop nombreux troncs d'arbres en travers du cours d'eau rendent la progression impossible.

Nous rebroussons chemin et nous arrêtons près d'un sentier qui s'enfonce dans la forêt. En plus l'orage menace. D'après notre guide au bout du sentier nous devrions atteindre une cocha.

Effectivement après un quart d'heure de marche rendue glissante par les premières gouttes de pluie nous atteignons une lagune.
Une fois encore nous sommes déçus. Impossible de s'approcher à moins de deux mètres de la rive sans risquer de s'enfoncer jusqu'à la taille.

Des jeunes gens sont installés ici sous un campement de fortune et notre guide leur emprunte une barque pour essayer d'aller nous trouver malgré tout des poissons au milieu des roseaux.
Sa pêche se résume à un piranha, qu'il laisse aux propriétaires de la barque, et un loricaridé d'une bonne vingtaine de centimètres.



Il faut cependant prévoir de rentrer au bateau tandis que des trombes d'eau s'abattent. C'est complètement douchés que nous regagnons le Selva Viva mais la tiédeur de la pluie la rend parfaitement supportable. Le temps d'enfiler des habits secs et nous voilà prêts à repartir.

Toutefois la prochaine cocha annoncée se révèle plus éloignée que prévu et tout aussi inaccessible.

Nous ne souhaitons pas d'ailleurs nous éterniser ici car des rumeurs circulent annonçant le blocage du Maranon en aval à la hauteur de Nauta.
De toute façon nous n’atteindrons pas Nauta aujourd'hui. Nous nous amarrons pour la nuit à l'entrée d'une nouvelle quebrada.


Il est suffisamment tôt encore pour que nous embarquions à nouveau sue le bateau auxiliaire pour remonter la rivière.
Au bout de cinq minutes nous tombons sur un poste de garde de la réserve Pacaya Samiria auquel il faut se présenter.
Étant donnée l'heure avancée nous ne souhaitons pas pousser plus loin nos investigations et nous signalons que nous reviendrons le lendemain.
Sur le retour nous faisons de brefs arrêts à intervalles réguliers pour donner des coups d'épuisettes dans la végétation des berges et sous les pistia.
On relève de nombreux alevins indéterminés mais aussi du siluridé, du loricaridé, du petit cichlidé genre apistogramma, et même un hoplias malabaricus.


Mais la nuit nous oblige à regagner le Selva Viva. Nous reviendrons demain

Quatrième jour sur l'Amazone

Comme chaque matin le réveil est très matinal. La chaleur est encore supportable et la nature s'active déjà de si bonne heure.
Un couple de Gavilan se prête volontiers à une séance de pose entre deux passages au-dessus de l'eau.

Comme prévu nous reprenons la direction de la réserve Pacaya Samiria afin de remonter la rivière. Tout d'abord il convient de régler les détails administratifs auprès du poste de garde. Ils jettent un œil suspicieux sur nos épuisettes mais se laissent convaincre par nos explications.

En même temps qu'un poste de garde , il s'agit d'un espece pédagogique destiné à mettre en valeur les richesses naturelles de cette partie de l'Amazonie. L'accent est mis sur l'Osteoglossum ou la tortue qui servent à la consommation mais pour lesquels un programme de protection est mis en place


Une fois les formalités remplies nous pénétrons dans la réserve avec le souci de ne pas y rester trop longtemps car pèse toujours la menace d'un blocus qui nous empêcherait de continuer à descendre le Maranon. Mais les conditions ne sont pas des plus favorables. La rivière est large et profonde. Nos coups d'épuisettes près des berges sont maigres : Quelques petits characidés, quelques brochis, et, quand même, un cichlidé genre Dianema.

Nous ne nous attardons guère et c'est finalement sans encombre que nous atteignons Nauta. Nous profitons de cette halte pour acheter quelques récipients plus adaptés à la maintenance de nos captures que le saladier du cuisinier.

Cette descente sur Iquitos nous amène à croiser la jonction avec le rio Ucayali. C'est ici que naît l'Amazone pour les péruviens.
Pour l'étape du soir le bateau mouille près d'une petite embouchure et nous embarquons une nouvelle fois sur le bateau auxiliaire pour partir à la découverte de ce ruisseau. Très vite il faut mettre pied à terre car c'est un cours d'eau étroit et peu profond. Toutefois au fur et à mesure de notre avancée il s'élargit. Et nos épuisettes se révèlent à nouveau d'une bien faible utilité pour essayer d'attraper les poissons qui agitent la surface de l'eau. Un filet eut été bien plus efficace. Notre pêche se résume à quelques brochis encore, un Hoplias et un Characidé

Cinquième jour sur l'Amazone

Nous reprenons la navigation de très bonne heure pour atteindre Iquitos dans la matinée. Notre remontée du port se fait au milieu d'un brouhaha et d'une activité incessants. Le bois, entre autre, semble être une activité importante.

Nous profitons de cette halte pour confier les poissons que nous avons pêchés jusqu'à présent à Nicolas. Il se charge de les emporter chez Raul Yalan, un exportateur à qui nous confions nos poissons en vue d'une expédition chez nous. Ils seront beaucoup mieux chez Raul et n'auront pas à subir plus longtemps la précarité des conditions de maintenance sur le bateau.
Mais notre arrêt à Iquitos qui n'était destiné qu'au ravitaillement s'éternise. Les autorités portuaires veulent faire du zèle et ce n'est finalement qu'en milieu d'après-midi que nous pouvons poursuivre la descente du fleuve.
Nous faisons étape pour la nuit à l'embarcadère d'une exploitation agricole ayant pour principale activité la canne à sucre et sa transformation.
Nous profitons de la soirée pour nous livrer à une petite dégustation d'aquargadiente, sachant qu'ensuite nos couchettes nous attendent. La visite de la distillerie est remise au lendemain matin

Sixième jour sur l'Amazone

Comme prévu nous débarquons de bonne heure pour découvrir les procédés de fabrication de cette fameuse aquagardiente.
Nous nous félicitons d'avoir fait la dégustation la veille car je ne sais pas si nous l'aurions appréciée au saut du lit.
Le propriétaire nous fait les honneurs de la visite pour nous faire découvrir un équipement d'un autre âge. La presse à canne est actionnée par un cheval par exemple

Après avoir sacrifié à l'achat de quelques bouteilles comme il se doit nous embarquons pour reprendre la navigation en direction du Rio Napo.
Nous forçons l'allure pour rattraper le temps perdu la veille mais cela nous laisse le temps d'apprécier le rythme de la croisière. Les rives que nous côtoyons abritent des communautés qui semblent plus prospères que celles que nous avons rencontrées jusqu'à présent. Le rio Napo est un axe d'échange important entre le Brésil et l’Équateur.

En fin d'après-midi nous atteignons notre étape.
Nous mouillons à l'entrée d'une quebrada et une fois encore nous sollicitons un membre de la communauté installée ici pour nous accompagner à la découverte des eaux intérieures. Pour la première fois nous embarquons à bord d'un peque-peque, un canot à moteur taillé dans un tronc capable de se faufiler entre les branchages

Au soleil couchant nous débouchons sur une cocha et nous tentons d’accéder au rivage. Il faut se jeter à l'eau car le canot ne peut pas approcher à moins d'un mètre. Bien que nous nous enfoncions jusqu'aux genoux nous parvenons à gagner le bord.


Et nous voilà à nouveau avec nos épuisettes à tenter d'attraper quelque chose dans les herbiers. Devant notre maladresse des jeunes présents sur les lieux nous viennent en aide. C'est ainsi que nous recueillons des characidés et des cichlidés genre Satanoperca

C'est à la nuit tombée que nous regagnons le Selva Viva

Suite 3/3 au prochain épisode


Dimanche 5 Juin 2011 - 17:40
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Philippe Gras

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