Au septième jour
Nous voici à l'aube de la journée qui, dans mon souvenir, reste la plus riche en surprises et découvertes.
Depuis l'attache de la veille il nous faut à peine une heure pour rejoindre notre nouvelle étape aux toutes premières heures de la matinée. Nous avons toute la journée devant nous.
Pendant nos préparatifs Hernan se rend au village et nous sommes fins prêts lorsqu'il revient accompagné d'un guide et d'un peque-peque. Thierry et moi prenons place dans l'embarcation locale tandis qu'Anthony et Donatien montent dans l'auxiliaire.
Nous nous engageons dans une petite quebrada et après une dizaine de minutes nous débouchonssur une vaste cocha baignée de soleil , bordée de maisons , à l'atmosphère paisible. Il doit faire bon séjourner dans un tel endroit. tandis que les gamins s'apprêtent à tremper la canne , Thierry et moi débarquons.
Et c'est reparti pour une petite balade en forêt , à la poursuite de notre guide sans pitié pour nos vieilles jambes. Quelques litres de sueur plus tard il nous dévoile l'objet de notre convoitise : un point d'eau facilement accessible aux épuisettes. Encore une fois difficile d'imaginer des êtres vivants dans ce trou que l'on dirait hypoxique.
Pourtant nos premiers coups d'épuisettes nous permettent de découvrir quelques traditionnelles crevettes au milieu des feuilles.
Hernan et le gamin qui nous accompagne n'hésitent pas à s'avancer jusqu'à mi-cuisses dans l'eau pour nous sortir les non moins traditionnels Shiruis (Corydoras).
Hélas beaucoup n'ont pas supporté le stress du transport jusqu'au bateau
Sur le retour nous prenons le temps de donner quelques coups d'épuisette dans une pièce d'eau que nous avions traversé en venant.
C'est l'occasion de découvrir du Nannostomus forme eques et du Carnegiella strigata
Finalement nous n'étions pas si mal à l'ombre de la forêt.
Le temps de prendre le repas et quelques photos et nous rejoignons le havre de quiétude et de sérénité de la cocha. Anthony ne veut pas manquer cette dernière sortie et nous débarquons sur la rive gauche cette fois.
Nous croisons des entrelacs aérians de racines que j'imagine fourmillant de poissons à la période des hautes eaux.
C'est ici que je finis par dénicher de l'Apistogramma. Thierry ser éjouit à la vue de cichlidés de plus grande taille apparentés au groupe Aequidens il me semble. Sans compter les characidés et autres loricaridés.
Au huitième jour
Au petit matin l'équipage prépare le départ . Le moteur tourne mais rien ne se passe.
Le temps d'une nuit le niveau de l'eau du fleuve a baissé d'au moins cinquante centimètres. Tandis que la veille au soir l'étrave du bateau trempait tranquillement , elle se retrouve ce matin plantée dans la berge . C'est hallucinant les variations que peut subir le fleuve en si peu de temps.
Nous atteignons Mazan en milieu de matinée et nous retrouvons Nicolas en même temps que la "civilisation" , le bruit et l'agitation du marché.
nous faisons alors connaissance avec les Motokars , moyen de transport typique et pittoresque. Ca fume , ça pétarade , ça procure des sensations fortes sur des chemins en béton cahotiques , mais ça nous ramène sans encombre jusqu'au fleuve principal
Qu'à cela ne tienne !! Nos bagages sont attachés sur le toit avec trois mauvais bouts de ficelle tandis que nous prenons place dans la travée centrale au grand dam de certains passagers qui craignent pour la stabilité de l'embarcation. Mais il faudra qu-ils fassent contre mauvaise fortune bon coeur pendant les quarante-cinq minutes qui nous ramènent à Iquitos.
L'après-midi nous empruntons à nouveau les Motokars , moyen de transport quasi exclusif ici , pour une traversée folklorique d'Iquitos. En matière de code de la route une seule règle : aucune.
C'est cepandanrt sans encombre que nous arrivons chez Raul Yalan pour lui confierles fruits de nos dernières pêches.
Nous en profitons pour visiter ses installations et même si de nombreux bacs sont vides en raison d'une récente exportation , nous pouvons admirer quelques petites merveilles
EPILOGUE
Contactés par Thierry les importateurs d'Arapaima tropical fish ont accepté de réceptionner nos caisses en provenance de chez Raul en même temps que leur commande en provenance d'Iquitos.
Sur la centaine de poissons seul un sac de Corydoras n'a pas supporté le voyage.
Depuis début Novembre Raul a dû rencontrer des pertes et les a compensées par d'autres spécimens ce qui explique peut-être pourquoi nous n'avons pas reçu tous les spécimens que nous avions rencontrés.
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le CLAM ( Club Languedocien d'Aquariophilie Marine )


Voici maintenant six mois que nous sommes revenus et mon esprit vagabonde toujours là-bas. Là-bas c'est Iquitos au cœur de l'Amazonie péruvienne. (récit par Philippe Gras part 3/3 ).































































































