L’espèce en question, Akashiwo sanguinea, produit un puissant surfactant, cet agent qui permet au savon de produire de la mousse. De la mousse, rien de grave : pourquoi alors cette algue aurait-elle tué des oiseaux?
Dans leur étude, parue dans l’édition du 23 février de PLOS One, Raphael Kudela et ses collègues ont découvert que la nature du surfactant a « perturbé » la structure des ailes, les rendant moins imperméables; les oiseaux sont du coup plus exposés au froid, et plusieurs en meurent.
C’était un concours de circonstances : bien que les floraisons d’algues rouges soient de plus en plus fréquentes ces dernières années le long de la Californie, celles de 2007 furent plus larges que d’habitude et durèrent plus longtemps, jusqu’au début de l’hiver. Cela mit ce surfactant en contact avec de larges populations d’oiseaux migrateurs, en route vers des contrées plus chaudes.
C’est la première fois qu’un événement de ce type est documenté. Raphael Kudela se dit convaincu qu’il pourrait s’en produire d’autres, alors qu’on parle de plus en plus d’algues rouges à travers l’hémisphère Nord.
Agence Science-Presse
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